Evolution de la formation

2016 : Alternance en première année de master, et accueil des étudiants internationaux

Les emplois du temps de la formation ont été refondues pour permettre aux étudiants entrant dans le master de réaliser la première année en formation initiale classique ou sous contrat de professionnalisation sur les années M1 et M2. Les premiers contrats de deux ans ont pu être mis en place à la rentrée 2016.

Les premiers étudiants du programme Erasmus Mundus sont arrivés à Lyon dans le parcours de M2 dédié à l'analyse industrielle. Cet accueil a conduit à un changement de toutes les unités d'enseignement qui sont maintenant réalisées en langue anglaise. 
 

2015 : Lancement du programme Erasmus Mundus EACH Excellence in Analytical Chemistry

Le programme de formation proposé par l'Université Claude Bernard Lyon 1 (France) avec l'Université de Tartu (Estonie), l'Université d'Uppsala (Suède) et Abo Akademi (Finland) a été retenu en 2015 parmi 58 projets soumis à l’Agence Européenne (9 programmes sélectionnés). Ce programme consiste pour des étudiants en provenance du monde entier à suivre une première année à Tartu avec un contenu de formation très similaire à celui proposé à Lyon, le contenu étant dispensé en anglais. Après cette première année, les étudiants rejoignent un des trois autres établissements pour finaliser leur master, et à Lyon les étudiants s’inscrivent en Analyse Industrielle.

Ainsi des étudiants venant du monde entier vont rejoindre le Master dès la rentrée 2016 dans le parcours Analyse Industrielle qui est maintenant dispensé en anglais. 
 

2013-2014: Cap sur les Compétences et la Certification

Depuis la création du master, un point de rencontre université-entreprise est régulièrement organisé pour échanger sur les besoins de formations : en février 2014, nous avons organisé les Rencontres de la Professionnalisation Analyse et Contrôle de façon à partager la démarche prospective que nous avons engagée sur les métiers et les compétences.

Les représentants des institutions publiques, les professionnels de l'analyse, dans l'industrie et les entreprises, les responsables de ressources humaines, les acteurs de l'insertion professionnelle ont échangé sur différents thèmes en mettant l’accent sur l’importance des compétences techniques certes mais aussi les compétences comportementales et transversales requises pour tous les métiers de l’analyse et du contrôle à un niveau cadre.

Parmi les éléments de ces discussions, trois points forts sont à retenir : une importance encore plus renforcée des périodes dans le milieu professionnels avec à terme la possibilité de commencer l’alternance dès la première année du Master ; une ouverture vers l’international plus intégrée grâce au programme Erasmus Plus tel que celui proposé en collaboration avec les Universités de Tartu, d’Uppsala et de Abo http://www.ut.ee/EACH/  ; une certification des compétences qui sera mise en place pour la rentrée 2015 grâce au travail d’ores et déjà initié sur les éléments fondamentaux en analyses et les compétences comportementales.

 

 

 


    

 

 

 

 

 

2010-2012:  Extension de la formation vers l'analyse industrielle

L e contrôle des procédés présente des enjeux majeurs pour l’industrie aussi bien en production qu’en Recherche et Développement. En effet, les procédés de transformation des industries chimique, pétrochimique, pharmaceutique, nucléaire et agroalimentaire doivent être suivis et optimisés par des méthodes d’analyse industrielle performantes et intégrées le plus souvent dans des boucles de contrôle avancé afin de garantir :

  • la qualité des produits et donc le contrôle des coûts,
  • le maintien de la productivité en contrôlant les conditions de synthèse
  • la prévention des risques envers l’environnement, les exploitants et les riverains

Ainsi, des techniques analytiques adaptées, rapides et faciles à opérer représentent un facteur de progrès reconnu pour le contrôle et l’optimisation des procédés. Le développement et l’intégration de ces technologies industrielles complexes nécessite la mise en œuvre de connaissances extrêmement variées autour de thématiques telles que la chimie analytique générale et industrielle, les procédés, l’échantillonnage, le contrôle avancé, l’informatique industrielle, la sécurité industrielle, l’environnement… Les spécialistes actuels du domaine sont des séniors ayant développé ces compétences après plusieurs années d’expériences, car il n’existe aujourd’hui aucune formation initiale de haut niveau adaptée à ce type de poste. Depuis de nombreuses années, les industriels et les développeurs de technologie d’analyse industrielle sont donc confrontés à une réelle difficulté de recrutement en lien avec les compétences requises. La création d’une spécialisation de niveau Master permettra de répondre à cette problématique d’emploi. Une étude de faisabilité a été engagée et conduit à l'ouverture d'une spécialité "Suivi Analytique des procédés" à présent nommée Analyse Industrielle.



2006-2010:  Développement de l'apprentissage

Les relations avec les entreprises se sont développées tout au long des quatre dernières années à travers une mise en situation professionnelle des étudiants de plus en plus importante au regard du nombre d'entreprises impliquées dans la formation en apprentissage. Des entreprises accueillant des apprentis du master : SRA Instrument, Adisseo, Famar, Sanofi Pasteur Marcilly, LDA 26, AREVA, Biomérieux, CARSO, Total lubrifiant, BASF, rhodia, BASF Gerland, Sanofi Aventis Montpellier, GRS Valtech, Radiometer, Processium, Thoray, Renault trucks, Antelia, Arjowiggins, Rhodia Silice, ATC, Vetoquinol, Sita, Sanofi Aventis Aramon, Eurofins, Clarian, Guerlin, Zigwerk, Total, Lafarge, Stepan Europe, Sanofi Aventis Neuville sur saône, Cemagref, CEA Saclay, LAEPS, Volvo, CIT, MAP, Capsugel, Plastic Omnium, Air liquide.

 

 

 

2008-2009:  Première participation à l'Ecole d'été européenne pour les étudiants de M1

Pour obtenir le diplôme d'Euromaster, les étudiants des universités partenaires du consortium « Measurement Science in Chemistry » suivent une école d'été au début du mois de juillet entre les années M1 et M2, et doivent ensuite effectuer la soutenance de leur stage de M2 en anglais. Au cours de cette école d'été, des enseignements sont dispensés autour des aspects de validation, de statistique, d'incertitude de mesure, et de normes. En juillet 2009, l'école d'été s'est tenue à Blagoevgrad (Bulgarie) et 5 étudiants lyonnais ont activement participé à celle-ci.

Début septembre 2010, ces étudiants ont définitivement validé leur année de master au cours de la présentation orale en anglais de leur master. La  remise de ces premiers diplômes  s'est finalement déroulée à Geel (Belgique) au sein de l'Institute for Reference Materials and Measurments (Joint Research Center, European Commission.

 


2007-2008:  Ouverture à l'international, une labellisation européenne

Le master Analyse et Contrôle s'est engagé en juillet 2007 dans une démarche de labellisation auprès de l'European Chemistry Thematic Network ( ECTN ) pour présenter avec huit autres universités européennes un programme conjoint " Measurement Science in Chemistry ". Ce programme a fait l'objet d'une évaluation au début de l'année 2008 et la qualité de celui-ci s'est vue récompensée par l'attribution du titre d'Euromaster . A partir de la rentrée 2008, les étudiants du master Analyse et Contrôle pourront participer à l'école d'été du consortium pour échanger avec les étudiants des universités partenaires et suivre des enseignements en sciences analytiques en anglais pour pouvoir alors prétendre au diplôme d'Euromaster.

 

 

2006-2007:  Vers une plus grande professionnalisation

Apprentissage / Alternance

Le développement de la formation professionnelle du master Analyse et Contrôle a conduit à la création d'une  filière en apprentissage  permettant d'atteindre ce diplôme. Les premières discussions engagées avec l'Union des Industries Chimiques pour définir les modalités d'une telle opération se sont concrétisées par l'organisation conjointe entre l'Université Claude Bernard et l'Institut de Formation Alternée pour les Industries de Procédés de la deuxième année de formation. Les périodes de scolarité (3/4 semaines) et les périodes de travail en entreprise (3/4 semaines) alternent tout au long du premier semestre de M2 pour conduire à une période longue en entreprise de mars à septembre. Outre les membres de l'équipe pédagogique, l'apprenti peut alors, tout au long de son contrat d'apprentissage, s'appuyer sur deux interlocuteurs majeurs : le tuteur pédagogique à l'université et le maître d'apprentissage en entreprise. Pour l'année 2007, 8 contrats d'apprentissage ont été signés. Dès 2008, nous atteindrons le nombre de 12 apprentis qui a été fixé pour cette formation dans le cadre du contrat.





Pédagogie de projet et démarche qualité

La qualité des mesures physico-chimiques dépend du degré de confiance que l'on peut attribuer aux résultats. Progressivement, les laboratoires impliqués dans les essais chimiques adoptent des principes d'assurance qualité qui, même s'ils ne garantissent pas totalement la qualité des résultats rendus, accroissent la probabilité pour que celle-ci soit solidement fondée et réponde au but recherché.  Une assurance qualité appropriée permet à un laboratoire de montrer qu'il dispose des équipements, du matériel et des procédures adéquats lui permettant d'effectuer des analyses chimiques et que le travail est réalisé en toute maîtrise par du personnel compétent, en se conformant à une méthode documentée et validée.  De nos jours dans l'entreprise, la qualité ne fait plus partie intégralement d'une branche spécialisée relevant uniquement du laboratoire, mais est devenue la responsabilité de chaque département et de chaque employé.

En arrivant dans l'entreprise, l'étudiant sera vite confronté à ces bonnes pratiques de laboratoire et/ou différents référentiels qualité. Il devra être capable de s'adapter rapidement. Bien souvent, l'enseignement qualité reçu par les étudiants est uniquement théorique et l'environnement dans lequel ils évoluent pour les travaux pratiques n'est qu'exceptionnellement assujetti à ces bonnes pratiques.  Afin de combler ce vide, et de    mieux préparer nos étudiants pour leur insertion dans le milieu professionnel, il a été décidé de mettre en place un environnement qualité au sein des salles de travaux pratiques de chimie analytique, mais un environnement qualité piloté par les étudiants eux-mêmes suivant les recommandations de la norme ISO 17025. Un groupe de 25 étudiants de M2 a été mobilisé autour de cette mission que le groupe a décomposé en quatre tâches conduites par la Cellule Qualité (3 personnes), la Cellule Produits Chimiques (4 personnes), la Cellule Technique (13 personnes) et la Cellule Cahier de Laboratoire (5 personnes). Cette mission a été réalisée pendant les trois périodes d'alternance de trois semaines de la deuxième année du master Analyse et Contrôle.

Une telle pédagogie de projet présente de nombreux avantages car elle confronte l'étudiant aux exigences du monde de l'entreprise. Outre l'aspect mobilisateur impliquant activement l'étudiant dans ses apprentissages autour d'une problématique qu'il rencontrera en situation professionnelle, les compétences développées par ce mode de formation relèvent du domaine des savoir-être en raison de l'activité générée par le travail de groupe.   
Si les entreprises reconnaissent l'excellence des formations scientifiques universitaires en terme de savoir, elles sont dans l'attente de collaborateurs possédant des compétences développées en terme de comportement, de savoir-être. Cet aspect comportemental, porteur d'évolution pour l'étudiant, fait donc partie intégrante des apprentissages de la formation Analyse et Contrôle.



Relation Université - Entreprises

L'Université Claude Bernard Lyon 1, dans une démarche d'amélioration continue de la qualité des formations qu'elle délivre et tenant compte de l'évolution des connaissances et des exigences du marché du travail, s'est engagée dans un processus de rapprochement durable entre université et monde du travail. Cette démarche s'est déclinée par la mise en place des « Rencontres de la professionnalisation » dont le premier volet a été consacré à la formation initiale et continue dans le domaine de l'analyse physico-chimique. Les Rencontres de la Professionnalisation « Analyse et Contrôle » se sont déroulées le 28 février 2007 en présence de Lionel Collet président de l'UCBL, Roger Fougères vice-président du Conseil Régional Rhône-Alpes délégué à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche, Gilberte Chambaud directrice du département Chimie du CNRS, et Jean-Jacques Gillot délégué général de l'Union des Industries Chimiques Rhône-Alpes avec la participation des acteurs des mondes industriel, scientifique et institutionnel, utilisateurs ou prescripteurs de techniques d'analyse : entreprises, petites ou grandes, des secteurs de la pharmacie, de la chimie, de l'agrochimie, de l'agroalimentaire, de l'environnement, des matériaux et des services, Institutions et Associations. 
Ces rencontres ont permis d'affirmer la volonté de rapprochement des différents acteurs en mettant l'accent sur la professionnalisation. L'analyse physico-chimique qui associe sur la place lyonnaise Recherche, Formation et Entreprises, a été confirmé comme un des pôles fort d'innovation dans le domaine de la formation initiale et continue. Les « Rencontres de la professionnalisation » ont donné la possibilité à l'ensemble des participants d'exprimer leurs attentes et ainsi, d'anticiper les évolutions dans ce secteur. Ce rendez-vous a constitué un véritable moment privilégié d'échanges sur les besoins, les enjeux et les perspectives en matière d'analyse physicochimique, favorisant le développement de la relation université entreprise dans une démarche de connaissance réciproque. 

Visualiser la  vidéo  de la présentation réalisée au cours des Rencontres de la Professionnalisation, le 28 février 2007.

Cette manifestation faisait suite au colloque du 20 Novembre 2006 organisé par la fondation de la Maison de la chimie et l'Union des Industries Chimiques « ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – INDUSTRIE : Adapter les formations aux nouveaux besoins des métiers de la chimie » qui avait un double objectif : faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés en répondant continûment aux besoins et attentes des entreprises, et promouvoir des formations tout au long de la vie professionnelle pour actualiser, développer et adapter les compétences des salariés des industries chimiques aux nouveaux besoins des entreprises. Nous avions été conviés à présenter les actions de professionnalisation menées au sein de l'université, actions illustrées par le master Analyse et Contrôle.

Ces actions insèrent les entreprises dans une démarche dynamique autour des programmes, des projets, des stages et des emplois dans le domaine de l'analyse et du contrôle.


 

 

 

2005-2006: Développement des ressources

En septembre 2005, la deuxième année du master « Analyse et Contrôle » a été ouverte tandis qu'une nouvelle promotion de 60 étudiants était accueillie en première année. Les moyens affectés en direction du master «Analyse et Contrôle» dans le cadre du plan hygiène et sécurité de l'université et du contrat SRESR 2005-2006 avec la Région ont permis de financer (380 k€) plusieurs axes majeurs de la formation : - la mise en conformité de la plate-forme (conduites de gaz spéciaux, sorbonnes). - le développement matériel de la plate-forme (Absorption atomique four/flamme, Electrophorèse capillaire, Chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse, chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse). - l'accompagnement des étudiants (recrutement d'un ingénieur chargé d'appui à la formation). - le développement de la relation formation entreprise (constitution d'un dossier d'ouverture en apprentissage).

A l'aide de ces ressources humaines et matérielles, il a été alors possible d'initier en deuxième année de formation une pédagogie de projet basée sur des problématiques analytiques qui se sont révélés d'excellent dispositifs de mise en situation professionnelle en incluant la définition des besoins clients, l'élaboration de cahiers des charges, les études techniques et scientifiques, la planification des ressources humaines et matérielles, l'évaluation des coûts, la mise en place méthodologique sur la plate-forme technique, et l'élaboration des rapport d'études.



2004-2005:  Ouverture de la formation, programmation de moyens

Bien que ce nouveau schéma de master n'ait pu être porté à la connaissance des étudiants que tardivement, mais en raison d'une communication via le site web de la formation, nous avons reçu dès juin 2004 un nombre de candidatures supérieur à la capacité d'accueil de la formation. Ainsi, la première promotion a été intégrée au sein de l'Université Claude Bernard en septembre 2004 pour suivre l'année M1 du master « Analyse et Contrôle ». Pour mener à bien une démarche pédagogique centrée sur la mise en application des techniques analytiques au sein des travaux pratiques et des projets tuteurés, il était nécessaire que l'université Claude Bernard dispose d'une plate-forme technologique à finalité pédagogique  en adéquation avec les matériels utilisés actuellement dans les entreprises. Dans la cadre d'un plan de restructuration des locaux de l'université, un espace de 500m 2  a pu être dédié à cette plate-forme au rez-de-chaussée du bâtiment Berthollet pour accueillir les matériels dont disposait alors l'université et une demande d'investissement sur de nouveaux équipements a été élaborée dans le cadre du Schéma Régional de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche de la Région Rhône-Alpes (SRESR 2005-2006). La disponibilité d'une plate-forme technologique pouvait permettre la mise en place des projets tuteurés appuyés sur une démarche active basée sur une pédagogie de projet dans une démarche globale intégrant Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement

 

 

2003-2004:  Etat des lieux et définition des orientations

Chaque jour, la société est confrontée à des défis plus nombreux en matière d'analyse chimique (analyse et maîtrise des effluents industriels, urbains ou agricoles, qualité et sécurité alimentaire, découverte de nouveaux médicaments, identification de fraudes…). Face à cette explosion des demandes, la chimie analytique se doit non seulement de résoudre les problèmes d'aujourd'hui, mais également d'anticiper ceux de demain : l'innovation a un rôle important à jouer pour accroître la compétitivité dans un cadre réglementaire de plus en plus contraint. Il était dès lors indispensable d'anticiper sur les besoins des partenaires sociaux économiques pour assurer l'employabilité des étudiants de l'Université dans le domaine de l'analyse.

En 2003, nous avons donc conduit une étude auprès des entreprises partenaires et de l'Union des Industries Chimiques, qui confirmait l'existence d'un besoin de cadres dans le domaine de l'analyse physicochimique, qui nous interpellait sur le devenir des DEA Sciences et Stratégies Analytiques, DESS Mesures Physiques Analyse et Contrôle, DESS Criminalistique, tout en soulignant différents manques en terme de savoir-faire et savoir-être des étudiants des formations universitaires. En partenariat avec la branche professionnelle de la chimie, nous avons donc procédé à l'élaboration d'un  référentiel des compétences attendues à l'issue de la formation qui permet une forte adéquation avec les réalités et les besoins des industriels du secteur. Une telle initiative permet d'ancrer ces formations dans la durée, favorisant leur reconnaissance, et permettant à chaque étudiant d'une part de se positionner dans les différents métiers de l'analyse et d'autre part, de pouvoir évoluer au sein de ceux-ci ou dans des activités connexes.

La maquette classique des masters chimie (une année M1 très généraliste, suivi d'une année M2 de spécialisation) s'avérait difficilement applicable pour atteindre les compétences attendues. En effet, l'apport de connaissance qui devait dans ce cas être fait en début d'année M2 ne permettait pas aux étudiants de prendre un recul suffisant sur le traitement d'une problématique analytique pour être totalement opérationnels. D'autre part, le caractère pluridisciplinaire de la formation en raison des métiers ciblés conduisait à une surcharge excessive de l'année M2. Il s'avérait donc nécessaire d'envisager la création d'un master dédié aux sciences analytiques, et un ensemble de modules a été élaboré permettant de traiter les compétences propres à chacun de ceux-ci en intégrant, dans leur pédagogie, une stratégie permettant d'atteindre les compétences visées par le diplôme. La première année passe ainsi progressivement d'un apport de connaissances à une construction du projet professionnel qui se finalise au cours d'une deuxième année, cette dernière étant bâtie autour d'une pédagogie de projet.

Cette architecture générale des formations a été proposée au ministère et validée pour une ouverture à la rentrée 2004.